La Gazette

des Comores

« À Mohéli, je ne m’attendais pas à voir un paysage à couper le souffle »

« À Mohéli, je ne m’attendais pas à voir un paysage à couper le souffle » © : HZK-LGDC

Les 8èmesassises internationales du tourisme responsable et durable ont baissé le rideau à Mohéli vendredi dernier à Nioumachoi, en présence du chef de l'État. Plusieurs délégations étrangères ont eu l’occasion de découvrir la beauté et la biodiversité de Mohéli. « Chaque île à sa particularité, mais à Mohéli je ne m'attendais pas à voir un paysage à couper le souffle... » disait le directeur adjoint du département régional pour l’Afrique à l’Organisation Mondiale du Tourisme.


Après la cérémonie d’ouverture suivie de la conférence aux divers panels du 10 au 11 mai au palais du peuple, ces experts, professionnels et décideurs du tourisme, ont pris l’avion le jeudi  12 mai pour la découverte de Mohéli île bleue, et Anjouan l'intense avant de revenir le samedi 14 mai découvrir Ngazidja, l’île de contraste. À Mohéli, ces professionnels du tourisme se disent amoureux de l'île malgré la nature mal entretenue. Selon eux, un bon séjour dans l'île est indispensable pour apaiser l’esprit.

« Chaque île à sa particularité, mais à Mohéli je ne m'attendais pas à voir un paysage à couper le souffle. Pour que les Comores soient développées, il faut miser sur le secteur touristique » a indiqué le directeur adjoint du département régional pour l’Afrique à l’Organisation Mondiale du Tourisme, Jaime Ibrahim Mayaki lors de sa visite à Mohéli.

Cette délégation accompagnée du chef de l’État Azali Assoumani et des membres de son gouvernement ont eu à visiter d’abord les sites de ponte des tortues marines, sur le sable blanc à Itsamia, ensuite ils se sont dirigés vers le Sud à la découverte de la biodiversité marine et terrestre de la région de Mlédjélé. A Nioumachoi, plusieurs festivités traditionnelles ont été organisées notamment « Gala lashimwali » originaire de Nioumachoi et le « Ngoma ya ngombé » auquel le président Azali Assoumani a prit part.

« C'est une île extraordinaire. Très sincèrement je ne m'y attendais pas à voir du paysage unique dans l'océan Indien. En observant cette nature luxuriante je suis convaincu que le développement de ce pays ne passera pas sans le tourisme car à Mohéli on découvre une biodiversité unique dans l'océan Indien, voire même à l'échelle mondiale » poursuit Jaime Ibrahim Mayaki. « Pour être honnête même si les infrastructures de base dans le secteur touristique restent moins développées mais on ne regrette jamais de poser les pieds dans cette île » indique à son tour Mambo Abib, Président de l’association du tourisme en Côte d’Ivoire.

Malgré cette beauté paradisiaque, l’île est mal entretenue, il n'existe pas des sites spécifiques pour le traitement des déchets ménagers. A Fomboni la capitale, les ruelles sont devenues des bacs à ordures, dégageant des odeurs nauséabondes. « Nous avons ressenti des signes de la pauvreté dans l'île mais dans le futur, Mohéli demeurera le joyau touristique des Comores »  prédit Mambo Abib avant de constater que leur séjour est très court pour découvrir toute la richesse de l'île. « Mais on reviendra prochainement pour voir le reste de ce que nous n'avons pas vu tel que la roussette de Livingstone, les tortues vertes et autres » a-t-il promis.

Riwad

 

 


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