La Gazette

des Comores

Éducation : La Fsec observe un arrêt des cours de 72 heures

Éducation :  La Fsec observe un arrêt des cours de 72 heures © : HZK-LGDC

La Fédération des syndicats de l’éducation aux Comores (Fsec) observe depuis hier 19 novembre un arrêt des cours de trois jours. Cette intermittence des cours n'est qu'un geste de mécontentement des enseignants du secteur public qui attendaient une réforme de la grille indiciaire et sa mise en vigueur au cours de cette année scolaire. Hélas, il semble qu’on leur a promis la lune.


L’enseignement public à nouveau en crise. Les enseignants sont en arrêt des cours depuis lundi 19 novembre. Le motif de cette grève est toujours le non-respect du protocole d’accord signé en janvier dernier dans lequel le gouvernement a promis de valoriser la grille indiciaire des enseignants et de l’intégrer dans la loi des finances 2025.

Selon le communiqué signé par la fédération des syndicats de l’éducation (Fsec) le 15 novembre dernier, les chevaliers de la craie ont appris avec désolation que « la loi de finances adoptée pour l’année 2025, n’a pas tenu compte de notre revendication principale. La nouvelle grille indiciaire. Et nous ne pouvons pas rester indifférents face à cette situation ». En conséquence, la Fsec a décidé d’un arrêt des cours de 72 heures, mais ce préavis peut aller au-delà si jamais le gouvernement reste fait la sourde oreille face à leur revendication principale. Parmi les actions envisagées en signe de protestation, « geler les notes du premier trimestre, et même « refuser de remplir les bulletins des notes et de faire les conseils des classes ».

Et si cela ne suffit pas encore au gouvernement, la fédération est résolue à adresser un préavis de grève dont les conséquences peuvent impacter les résultats des élèves autant que les gains pécuniaires des enseignants. Notons que si au niveau de Ngazidja, le mot d’ordre n’a pas été suivi, ce n’est pas le cas de Mohéli et Anjouan, où les enseignants ne sont pas présentés dans leurs établissements respectifs. En tout cas, le ministre de l’éducation nationale, candidat aux élections législatives de janvier prochain a son rôle à jouer afin d’éviter le spectre d’une grève illimitée.

Kamal Gamal


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.