Pour cette année scolaire, le ministère de l’éducation nationale compte faire respecter plusieurs mesures, notamment l’interdiction d’expulser un élève des cours dans les établissements scolaires privés pour raison d’écolage. Selon le secrétaire général du ministère de l’éducation, cette stratégie appliquée par plusieurs écoles privées doit cesser pour le respect des droits à l’éducation de l’enfant.
C’est un coup dur pour les écoles privées qui procèdent parfois à l’expulsion des élèves des cours, pour pousser leurs parents à payer l’écolage. Cette stratégie est donc bannie par le ministère de l’éducation pour faire respecter le droit de l’éducation des enfants. « Cette interdiction ne vient pas tout droit du ciel. Cela existe dans nos textes du système éducatif et nous devons nous conformer aux conventions internationales sur l’éducation de l’enfant. Il faut comprendre que l’enfant n’y est pour rien concernant les problèmes d’écolage entre la direction et les parents. Cette stratégie d’expulsion pénalise l’enfant. Parfois, on lui interdit les cours pendant un mois tout en sachant que le parent doit automatiquement payer l’écolage. Et si le parent paie ? Est-ce que l’école organise des cours de rattrapage en faveur de l’enfant qui était dehors pendant un mois ? De plus, le parent est obligé de payer également le mois pendant lequel, l’enfant était dehors. Ce n’est pas normal car c’est l’enfant qui est perdant », a regretté Saïd Soule Saïd, secrétaire général du ministère de l’éducation nationale.
Interrogé sur le sort des écoles privées qui fonctionnent avec le budget des élèves, le secrétaire a répondu : « les responsables ont le droit de traduire en justice les parents qui n’ont pas régularisé leurs problèmes d’écolage. Par exemple on fait des dettes en faveur de son enfant. Et lorsqu’on ne s’acquitte pas, est-ce qu’on puni l’enfant ? Non, plutôt l’emprunteur. Et c’est le parent. Aucun enfant ne doit être privé de son éducation pour des problèmes d’écolage », a-t-il insisté.
Le ministère envisagerait même des réformes spécifiques. Non seulement, cette décision d’interdire l’expulsion des élèves en cas de problème d’écolage est prise, mais environ 24 établissements sont déjà dans le viseur du ministère. Ces écoles sont jugées non conformes en matière d’infrastructures. Le ministère se trouve dans l’obligation de les sanctionner en leur infligeant une suspension d’exercer durant cette année scolaire 2025-2026, pour des raisons de sécurité des enfants qui y sont scolarisés.
Kamal Gamal
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