Les enseignants des établissements scolaires publics reprennent la craie ce lundi 7 mars après trois jours de grève. Mais cette reprise des cours est combinée à un contrôle administratif, physique et sanitaire imposé par le ministre de l'éducation nationale.
Depuis le jeudi dernier, les enseignants des établissements scolaires publics ont procédé à un arrêt de cours de 72 heures qui s'est achevé le samedi dernier. Une grève qui a permis aux enseignants de trouver un terrain d'entente avec le gouvernement. Contacté samedi dernier, le secrétaire général de l'intersyndicale Moussa Mfoungouliye a montré qu’il y a eu des avancées significatives dans le dossier. « Nous avons rencontré le gouvernement plus précisément des responsables du ministère et des agents qui s'occupe du budget des enseignants et le secrétaire général du gouvernement. Nous avons exposé nos doléances. On a pu établir au cours de deux rencontres, une commission composée des représentants du ministère de l'éducation, de la direction du budget qui doit travailler sur la préparation et la restructuration de la grille indiciaire à soumettre au gouvernement pour validation, avant la séance plénière de l’assemblée prévue en avril prochain », dit-il. Selon lui, les travaux concernant la révision de la grille indiciaire devront finir en ce mois de mars pour être soumis aux travaux de la loi de finances rectificative.
C'était également l'occasion de parler un peu du contrôle administratif, technique et sanitaire imposé dès ce lundi dans les établissements scolaires publics. Pour le secrétaire général de l'intersyndicale, les enseignants n'ont jamais été contre un contrôle administratif ou technique. « D'ailleurs s’il y a un problème d’enseignants fantômes, ça relève du côté du ministère. Car c'est au ministère d'exercer un contrôle pour savoir quel enseignant travaille ou ne travaille pas. Sauf que le ministre ne nous a pas parlé de ce contrôle. On a juste vu un communiqué. Mais nous sommes prêts à ce contrôle », avance-t-il.
Nous avons tenté de joindre le secrétaire général du ministère pour savoir un plus sur ce contrôle mais en vain. Selon un agent du ministère, le contrôle imposé par le ministre de l'éducation est une suite de la grève de 72 heures des enseignants du public. « Le contrôle va durer sept jours. Le ministre va poursuivre ce contrôle sur l'ensemble du territoire tout en déployant des agents dans les CIPR. Car le gouvernement veut répondre aux aspirations des enseignants concernant le rajout des valeurs indiciaires. Mais rien ne peut se faire si, le ministre ne connait pas l'enseignant qui est en exercice ou qui ne l’est pas. Au point que le ministre veut se rendre sur le terrain pour superviser les contrôles », explique-t-il. Et c'est dans l'objectif de se fier aux données qui seront récoltées au cours du contrôle.
Kamal Gamal
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