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Éducation : Rencontre avec Joli, surveillant depuis deux décennies

Éducation : Rencontre avec Joli, surveillant depuis deux décennies © : HZK-LGDC

Mohamed Moegné très connu sous le pseudonyme de Joli est surveillant au lycée de Fomboni à Mohéli depuis maintenant 21 ans. Il a vu grandir plusieurs promotions, aujourd’hui devenus des responsables. Il a accepté de nous recevoir sur son lieu de travail et répondre à nos questions.


Joli, instituteur de carrière est aujourd’hui le doyen du lycée de Fomboni. Il a beaucoup vu,  beaucoup entendu et surtout beaucoup fait. Il pense qu'aujourd’hui le comportement des élèves a changé, les effectifs ont augmenté et l’attitude des nouveaux enseignants n’arrange pas les choses. « Lors de mes premières années de travail en tant que surveillant au lycée de Fomboni tout a été différent », a fait remarquer ce père de 9 filles devenu la bête noire des élèves de cet établissement d’enseignement public. Et lui d’ajouter que les élèves n’étaient pas agressifs, ils respectaient les enseignants et les surveillants, et que le travail n’était pas compliqué.

 

Mais à nos jours, selon Monsieur Joli, l’établissement, bien qu’il fasse des efforts, donne des résultats pas trop catastrophiques, mais l’éducation de ces adolescents est devenue trop dure. « Certains enseignants surtout les nouveaux-venus n’arrivent pas à maîtriser leurs salles de classe, l’appel n’est pas systématique pour beaucoup d'enseignants ce qui rend difficile le contrôle des absents. Certains enseignants mais pas tous, manifestent des comportements quelques fois déplacés à l’égard des élèves ce qui dégrade encore une fois l’environnement scolaire », a-t-il regretté.

 

Cependant, Joli rassure qu’avec son équipe de surveillants ils essaient à chaque fois de régler ces problèmes et souvent ils  impliquent les parents sur la plupart des dégâts qui surviennent au sein de l’établissement. « Aujourd’hui les élèves ont compris que le téléphone portable est strictement interdit dans l’établissement, le port da la tenue vestimentaire est obligatoire mais cela n’empêche qu'il y ait toujours des têtes brûlées, qui veulent souvent en venir aux mains », explique Joli qui croit que l’arrivée de l’internet et son accès facile grâce aux téléphones à la portée de tout le monde est pour quelque chose dans le changement « négatif » de comportement chez nos élèves.

 

Les parents d’élèves, pour Joli, ont un grand rôle à jouer pour améliorer le comportement de ces adolescents. Malgré des locaux nouvellement construits, Mohamed Moegné pense que le lycée a toujours besoin des nouvelles salles de classe, d'un plateau sportif et des toilettes décentes.

 

Riwad

 

 


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