Deux groupes électrogènes sont attendus vers la mi-mars. Selon nos informations, il s’agit de la société Belge Intervek à travers Eneria se trouvant en France qui a vendu ses moteurs à Sonelec. C’est ce même fournisseur qui avait vendu les neuf moteurs à la Sonelec (ex Ma-Mwe) en 2017.
Les deux moteurs sont attendus à la mi-mars. Chose pour le moins surprenante dans cette affaire, le gouvernement traite à nouveau avec la société Belge Intervek. C’est elle qui a vendu ces deux groupes électrogènes à la Sonelc alors que les neufs groupes achetés auprès du même fournisseur en 2017 n’auront pas donné entière satisfaction. La faute peut-être à l’État comorien qui, à grands coups de communication, avait présenté ces moteurs comme l’alpha et l’oméga du décollage économique du pays.
Soulignons toutefois que dans le cadre de cette deuxième vente Intervek avait dépêché un technicien pour une mission d'évaluation dans les centrales. Ce technicien a également prospecté les besoins en pièces de révisions de quelques groupes que son employeur pourrait vendre à la Sonelec. Il semble que le directeur général Soilihi Mohamed Djounaid veut, vaille que vaille, tenir sa parole de rétablir l'électricité dans les quatre-vingt dix jours de sa nomination.
Si l’ambition est salutaire, le fait de renouer avec Intervek ne rassure pas. Les moteurs achetés auprès du même fournisseur en 2017 n’auront tenu (difficilement) que trois ans. Et aujourd’hui, d’aucuns se demandent pourquoi il n’y a pas eu d’appel d'offre. « C'est regrettable de ne pas jouer la transparence dans cette transaction. Le directeur général de la Sonelec est un grand homme et un vrai administrateur. Comment se fait-il qu'il n'a pas lancé un appel d'offres ? », se demande un retraité de la Sonelec. « Sa posture administrative m'avait donné un espoir, qu'il ferait preuve de transparence dans les affaires commerciales. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Si ça continue ainsi, on ne va pas s'en sortir de sitôt ».
Pour rappel, lors de la vente des neuf moteurs en 2017, c’était Soilihi Mohamed alias Campagnard qui était le directeur général de la Ma-Mwe, devenue Sonelec un peu plus tard. Il avait averti le ministre de l'énergie de l’époque, Djaffar Ahmed Said, que les groupes électrogènes n’étaient pas neufs. Pour l’instant, La Gazette des Comores n’est pas en mesure de connaitre l’état réel des deux groupes électrogènes attendus dans moins de 15 jours. Le service de communication de la Sonelec nous a juste indiqué que les groupes électrogènes sont attendus à la mi-mars.
Nassuf Ben Amad
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