Janny Sikazwe l’arbitre zambien du match qui opposait le Mali à la Tunisie était certainement la star de cette fin de première journée de la CAN. Dans la confusion totale, il a mis fin à la rencontre des deux aigles africains prématurément à la 89e minute. Une décision inexplicable selon le sélectionneur tunisien Mondher Kebaier en conférence de presse.
Emmenés par l’emblématique Mohamed Magassouba, ancien entraîneur du DC Motemapembe et de l’AS Vita Club (champion 1993 RDC), les aigles du Mali se présentent à cette CAN en outsider. Finaliste lors de la CAN 1972 jouée au Cameroun, ils aimeraient rééditer l’exploit voir remmener la coupe à Bamako pour la première fois de leur histoire. En effet, depuis l’époque des Salif Keïta, le Mali n’a plus connu une finale continentale. Pour son entrée dans la compétition, il était donc opposé aux Aigles de Carthage champions d’Afrique 2004. Dans le jeu, le Mali a été dominateur même si la possession de balle était tunisienne. Deux minutes après le retour des vestiaires, le Mali devait concrétiser cette domination sur un penalty transformé par Ibrahima Koné (48e). Sortant de leur zone de confort, les tunisiens ont essayé de reprendre le jeu à leur compte même s’ils ont toujours buté sur la défense malienne jusqu’à cette 77e minute où ils obtiennent un penalty. En grande forme, Ibrahim Mounkoro a détourné la frappe du capitaine Wahbi Khazri.
Le match a pourtant dégénéré une première fois à la 85e minute quand l’arbitre zambien a mis fin au match avant de la transformer en pause fraîcheur. Puis, vînt la 89e minute où il met définitivement fin à la rencontre sans aucune explication. Même si le patron des arbitres africains l’égyptien Essam Abdel-Fatah a parlé d’une insolation qui aurait emmené l’arbitre zambien aux urgences peu de temps après son coup de sifflet.
La CAF a pourtant exigé la reprise du match 30 minutes après le coup de sifflet de Sikazwe. Seuls les maliens se sont présentés à la pelouse avant que le quatrième arbitre qui faisait office d’arbitre central ne mette fin à la rencontre. Lors de la conférence de presse, le coach de la Tunisie s’est dit consterné par la décision de l’arbitre zambien et a annoncé qu’ils vont déposer une réserve technique contre l’arbitre auprès de la commission de discipline de la CAF.
Janny Sikazwe n’est pourtant pas à son premier coup d’essai. Lors d’un match de ligue de champions en 2018 qui opposait le Primero de Agosto (Angola) à l’Esperance Tunis (Tunisie), il a été accusé par les angolais de corruption et favoritisme. Bien que lavé par les commissions juridique de la CAF, son image est resté écornée aux yeux de l’opinion qui l’associe à la corruption. Malgré son expérience Sikazwe (une coupe du monde, 5 CAN, et des finales de coupes africaines), restera l’une des images de cette 33e coupe d’Afrique des nations.
AS Badraoui
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