Les amoureux du ballon rond louent le parcours élogieux réalisé par les Cœlacanthes, équipe nationale des Comores. Certes ce boom réconfortant est l’œuvre des efforts conjugués. Mais, la fédération de football des Comores (Ffc), le staff technique et les joueurs sont les acteurs principaux de l’effervescence. Abdoulfatah Boina exprime son enthousiasme par rapport au succès croissant de nos ambassadeurs.
« Les Cœlacanthes sont arrivés à hisser notre pays au rang des nations africaines les plus prometteuses au niveau du Football. Le constat est le même pour les sélectionneurs internationaux et observateurs du ballon rond : le football comorien évolue positivement et les sportifs des îles de la lune peuvent s’enorgueillir. Cette effervescence est devenue palpable avec l’adhésion de plusieurs jeunes footballeurs de notre diaspora formés dans les centres de formation en France et dont le destin aurait logiquement voulu qu’ils évoluent au plus haut niveau en France et pourquoi pas avec les Bleus.
Loin de là, ces jeunes ont fait le choix de jouer aux Comores en mettant leur savoir-faire au service de notre équipe nationale. C’est ainsi que malgré sa jeunesse sur le plan international, la Ffc n’a ménagé aucun effort pour drainer des fonds nationaux et étranger dans l’objectif de rehausser notre football : adhésion à la Caf, à la Fifa, construction et modernisation des infrastructures sportives aux normes requises, etc. Ce qui a permis l’arrivée aux Comores, de Madagascar, Zimbabwe, Lybie, Mozambique, Ghana, Burkina Faso, etc. Il faut le dire car on ne le dit pas assez.
Nonobstant ces efforts, la Ffc se trouve de plus en plus esseulée dans la mobilisation des ressources financières. Les déplacements des Cœlacanthes se font sur fonds propres ou sur emprunt. A titre d’exemple, les responsables de cette institution se sont trouvés contraints de s’endetter pour déplacer nos joueurs durant les trois derniers matchs. Du coup les espoirs suscités et l’engouement de notre population risquent d’être vains et stériles quant à une qualification éventuelle à la CAN 2017 des moins de 17 ans, prévue à Madagascar.
Des comoriens sont recrutés en France dans des clubs professionnels. Les moins de 17 ans ont gagné contre la Mozambique. La flamme est là, il faut l’entretenir d’autant plus que nous sommes contraints de participer à ces matchs sous peine d’amendes. Aussi, connaissant l’enthousiasme de nos gouvernants à ce sport, il serait plus que pertinent comme dans les autres pays, qu’un fond soit urgemment alloué pour soutenir les efforts des Cœlacanthes dans les prochaines rencontres. Il reste sept matchs internationaux pour un ticket à la CAN 2017 à Madagascar et tout est possible pour une qualification éventuelle ».
Bm Gondet
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